lunes, 12 de enero de 2015


sábado, 26 de julio de 2014



miércoles, 28 de marzo de 2012

Mr Bambú

Nous sommes fin mars, et les parcs grouillent de monde. Certains promeneurs   prennent le soleil à même la peau. Des enfants courent,  les grand-mères heureuses promènent leurs petits-enfants. Des joggers, ou des gens pressés je ne sais pas, accélèrent l'ambiance et courent regardant droit devant eux. Les fleurs blanches et jaunes, toujours les mêmes couleurs les premières, ponctuent les clairières minuscules.
 
OK, tout cela est bien, et je ne voudrais pas le gâcher. Profitons-en. Mais soyons aussi attentifs à ce que signifie ce printemps de mars. Comme les menaces sur les abeilles et les oiseaux il y a quelques semaines, sortis prématurément de leur hibernage, tout cela illustre simplement le changement climatique. Et oui, ce grand changement dont tout le monde parle et que chacun commente, mais que très peu parmi nous intègrent dans leur mode de vie quotidien.
 
Ne victimisons pas, ne gâchons pas notre plaisir d'être réchauffés par le soleil, mais soyons conscients de ce que signifie un soleil chaud fin mars. Nous pouvons parfaitement faire les deux choses en même temps: sourire en levant le visage vers le ciel bleu les yeux fermés, et agir chaque jour pour diminuer notre empreinte écologique sur cette terre qui nous apporte tant. 

Mister Bambú

jueves, 21 de abril de 2011

Imperfecta1

Imperfecta10:Precisement parce qu´elles etaint des filles

Plus de filles on été tuées au cours des 50 derniers années,
que d´ hommes sont morts sur tous les champs de bataille an 20 éme siècle.

Comme?

Half the Sky

En Chine, quand un petit garçon est malade, ses parents vont probablement l’envoyer chez le médecin tout de suite. S’il s’agit d’une fille, ils vont penser : ´Attendons de voir comment elle sera demain’. En Inde, les mères ont tendance à faire moins vacciner leurs filles que leurs garçons, et la mortalité infantile (en-dessous de 5 ans) est 50% plus élevée pour les filles que pour les garçons. L’arrestation d’un dissident chinois très connu fait la première page de nos journaux, mais ne sont même pas évoquées les 100.000 femmes –souvent des jeunes filles- qui sont régulièrement kidnappées et font l’objet de trafic humain dans les maisons closes.

Dans des circonstances normales, les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Il y a donc davantage de femmes que d’hommes dans la plupart des pays du monde, même dans les pays pauvres d’Amérique latine et d’Afrique. Mais dans les pays où les filles ont un statut fondamentalement inférieur, comme en Chine, en Inde, au Pakistan par exemple, elles ‘disparaissent’, tout simplement ‘the missing girls’). C’est ainsi que dans ces pays la proportion de femmes est nettement inférieure à celle des hommes : 100 pour 111 au Pakistan, 100 pour 107 en Chine et 100 pour 108 en Inde. Cette différence est évidemment encore plus grande pour les nouveaux-nés.

Cela n’a rien à voir avec la biologie : dans l’état de Kerala en Inde, champion de la promotion de l’éducation des filles et l’égalité des sexes, on retrouve la proportion supérieure naturelle de femmes à un niveau comparable à celui des Etats-Unis. La modernisation et la technologie peuvent aggraver la discrimination. Depuis les années 90, la multiplication des écographies a induit davantage d’avortements volontaires –quand les parents savaient qu’il s’agissait d’une fille. ‘Nous n’avons plus même besoin d’avoir des filles!’, dit un paysan chinois. L’interdiction en Chine et en Inde pour les médecins et techniciens médicaux de dire le sexe de l’enfant suite à une échographie n’arrange évidemment rien.

Ces filles qui manquent dans les statistiques expliquent pourquoi, précisément parce qu’elles étaient des femmes, plus de femmes ont été tuées au cours des 50 dernières années que d’hommes sont tombés sur tous les champs de bataille du XXème siècle’.

Traduction libre pour le Garage Culturel de: ‘Half the Sky. How to Change the World’, N. Kristof & S. Wudunn, Introduction (‘The Girl effect’), 2010.

jueves, 17 de diciembre de 2009

Choniques de Voyages

Chronique patagonique : dernier tronçon de la route 22

Le pare-brise couvert de rosée matinale a commencé à sécher dès le lever du soleil. Malgré la mauvaise nuit passée au premier étage du bus cinq étoiles reliant Buenos Aires à Bariloche, je tiens à garder les yeux ouverts au cours du dernier tronçon de la route 22 entre Rio Colorado et ma destination : Choele-Choel. Le chauffeur respecte religieusement la vitesse règlementaire - 90 Km/heure- ce qui me permet d'analyser en détail le paysage, et sous un angle de 180° car je suis assis au premier rang. Les bornes kilométriques se succédent le long de la route, presque au rythme de mes paupières.Comme d'habitude en Patagonie, la proportion du ciel par rapport à la terre dans l'horizon impressionne. Un camion citerne s'y distingue avec netteté, comme immobile devant nous sur la route qui semble se déplacer. A espaces réguliers des antennes pointent leur dard métallique rouge et blanc vers le ciel. Une d'entre elles s'eest effondrée, lasse d'affronter le vent. D'innombrables poteaux de bois en 'T' transportent l'électricité. Les chauffeurs des véhicules lourds se saluent de la main lorsqu'ils se croisent, comme pour s'envoyer el message mutuel 'tu n'es pas seul sur le chemin'. Des fils de fer barbelé bordent la route, d'utilité douteuse pour ceux qui ignorent que parmi ce désert de pierres, d'arbustes et de broussailles circule un bétail en quête d'une nourriture rare. Les pauvres bêtes ne peuvent faire face au mortel dilemne : ou ils s'éloignent des points d'eau pour trouver de la nourriture, et meurent de soif faute de force pour y revenir. Ou ils restent près des sources mais n'y trouvent que des terres rasées où ils finissent par mourir de faim. Au coeur de cette plus forte crise depuis les années soixante, le bétail sur pied ne vaut plus que 50 dollars par tête.Nombreuses d'ailleurs sont les barrières d'entrée ensablées des 'chacras' (propiétés d'élevage), indice d'un abandon momentané ou définitif. De temps en temps la chacra est en bordure de route ce qui permet d'en détailler la composition type : un bâtiment trapu et rectangulaire fait de briques qui le masquent dans le paysage; une éolienne perchée sur une tour et souvent associée à un réservoir d'eau; un enclos pour le bétail ovin ou porcin, une carcasse de voiture à côté d'un véhicule en état supposé de marche, et l'inévitable chien méchant prêt à agresser tout inconnu.
Mais où sont donc les habitants? Touristes empressés ou nostalgiques, ne cherchez pas les gauchos. Ils sont rares, se mêlent au paysage et sont plutôt à l'intérieur des terres.La trace humaine la plus fréquente est en fait représentée par des pneus en morceaux, la plupart du temps témoins déchiquetés d'un drame ponctuel sur la chaussée. Certes, il y a des restaurants isolés, mais ils sont très rares. Sur plus de cent kilomètres, j'en ai seulement compté un - "La costeleta"-et n'ai pu déceler s'il était ouvert oufermé. De maniète quasi obsessionnelle, mon regard revient à la bande d'asphalte bordée de deux lignes blanches qui semblent se rejoindre à l'horizon : Euclide, tu avais raison!
L'esprit revient toujours sur terre : non seulement la borne annonce les 1000 km marquant ma destination, mais les manifestations humaines caractéristiques des entrées d'agglomérations se multiplient : pompes à essence, petits restaurants, quelques pelouses toujours vertes car arrosées chaque jour, ... et un casino surgi de nulle part. Plus de doute, je suis bien arrivé à Choele-Choel.

Buenos Aires, octobre 2009